reviews de presse


Lieve Franssen et autres sur Cobra tv
'Solidair' par Dirk Tuypens

'Agenda'par Michael Bellon

Le Vif Express

Ivan Hewitt in 'The Telegraph' on Ode to The Deserter

'Pomidou' radio Klara: Ruud Gielens parle avec Chantal Pattyn

CONTACT POUR LA PRESSE: brusselsbrechteislerkoor@gmail.com
Par téléphone au 0499 147 446 (Lieve Franssen, direction artistique) ou 0497 93 47 16 (Ruth Flikschuh, direction administrative)

plus d'infos sur www.desertie.be

Présentation à la presse

Ode à ceux qui osent dire "Non!"

S’agissant de la commémoration de la Grande guerre, il est assez ironique de voir mettre en place les gros canons et dérouler les drapeaux : des sentiers de promenade et des pistes cyclables serpentinant à travers les anciens champs de bataille. Grâce aux documentaires et les séries mélo, les gens parviennent à se représenter la vie dans les tranchées avec plus ou moins de réalisme tout en versant une larme sur l’héroïsme et la misère de nos braves petits soldats. S’offrir des frissons comme dans un parc d’attractions avec, à l’arrière-plan, les canons qui grondent. Et puisque les citations latines sont à la mode, il y aura çà et là bien quelqu’un qui déclamera « Dulce et decorum est pro patria mori  » - il est doux et glorieux de mourir pour la patrie- et pour Dieu aussi, bien évidement.

L’objection de conscience et la désertion en tant que stratégies de la paix

Notre chorale chantait, il y a bien longtemps, que la guerre ne tombait pas du ciel, tel un éclair. La Grande Guerre non plus. Dès la fin du 19ème siècle, les grandes monarchies européennes concoctèrent des plans pour conquérir des colonies, des marchés pour les produits de leurs industries ou encore pour dominer les océans. A l’époque, les gouvernants voyaient dans la guerre patriotique un moyen de restreindre les revendications sociales de la classe ouvrière. Au sein du mouvement ouvrier qui était éminemment pacifiste, des conférences internationales pour la paix se penchèrent sur les tactiques susceptibles d’empêcher la guerre selon la devise « Guerre à la Guerre ! ». Si la guerre devait éclater, les prolétaires de tous les pays organiseraient des grèves générales pour rendre impossible toute mobilisation. Et après « l’incident de Sarajevo, de grands rassemblements pacifistes eurent effectivement lieu dans toutes les grandes villes d’Europe. Mais lorsque la machine de propagande se mit à tourner à pleins tours, la majorité des gens obéirent à l’appel afin de défendre leur patrie. L’Allemagne se voyait menacée par les Russes, les Russes quant à eux par le pangermanisme, la France par les « Huns » qui lui avaient volé l’Alsace et la Lorraine, etc. On vit les hommes partir à la guerre en chantant, comme s’ils se rendaient à un camp scout. Les députés votèrent à la quasi-unanimité les crédits de guerre, tandis que la lutte des classes fut suspendue en vertu d’une Alliance sacrée/Burgfrieden/Heilig Verbond/Industrial Truce.
Mais il y eut également des gens qui ne voulaient pas de cette guerre : des réfractaires à la guerre, des objecteurs de conscience, des déserteurs. Avec Waanvlucht/Fuirlafolie, le Brussels Brecht-Eislerkoor veut rendre hommage à tous ces opposants à la guerre. Les déserteurs sont de tous les temps et de toutes les cultures. Partout et toujours, il y a eu des gens qui ont trouvé que la guerre était une folie et qui s’y sont soustraits pour différentes raisons. Leurs motifs étaient souvent très personnels, parfois héroïques, parfois motivés par leur opinions politiques, mais toujours existentiels, l’individu devant décider seul.
C’est avec ce concept que le Brussels Brecht-Eislerkoor s’adressa au compositeur de renommée internationale Frederic Rzewski (Westfield, USA, 13.04.1938) qui accepta de composer une Ode au déserteur. Auprès du grand public, Rzewski est surtout connu pour ses variations pour piano du chant de lutte chilien El pueblo unido jamás será vencido, dont il développa le thème tonal selon les techniques du sérialisme et du minimalisme. En 2013, il composa l’œuvre imposée Dream pour le second tour du Concours Reine Elisabeth (piano). Sa popularité est grande auprès des chorales de lutte avec ses canons de rue tels que Stop the War (1995) et NoMoreWar (2005).
Cette pièce de résistance se place dans un contexte plus large. En coproduction avec le Kaaitheater, un spectacle musical et théâtral se déroulera sur plusieurs sites. Sous la houlette de Ruud Gielens et Marijs Boulogne, des comédiens interprèteront des textes historiques ou d'actualité sur le thème de la désertion aujourd'hui , autrefois, ici et ailleurs, le tout encadré par six chorales et quelques solistes. L'Ode au Déserteur sera chantée en apothéose au théâtre même, par 160 chanteurs provenant de toute la Belgique et quelques solistes. Les percussionnistes de Triatu assureront l'accompagnement musical.

Représentations

De La première mondialeaura lieu à Bruxelles, le samedi 20 septembre 2014 à 20h, et le dimanche 21 septembre à 14h et à 18h. Réservations: www.kaaitheater.be
A Gand la représentation aura lieu le 12 oktobre 2014 au Minardschouwburg et ses alentours à 14h30 et à 18h.Réservations: www.minard.be
A Liège, le spectacle se donnera le 13 décembre 2014, au Cité Miroir, 22, place Xavier Neujean. Réservations: www.citemiroir.be

CONTACT POUR LA PRESSE: brusselsbrechteislerkoor@gmail.com
Par téléphone au 0499 147 446 (Lieve Franssen, direction artistique) ou 0497 93 47 16 (Ruth Flikschuh, direction administrative)

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Ce projet est réalisé avec le soutien de la Région Bruxelles Capitale/VisitBrussels, la Commission communautaire flamande et la Région flamande, et du Ministre flamand des Affaires bruxelloises
En coproduction avec le Kaaitheater / En collaboration avec Vrede vzw